Son dossier, d'ailleurs très intéressant, portait sur le sport et la tempête financière qui secoue actuellement le monde boursier. Afin que nos fidèles lecteurs, qui sont chaque jour plus nombreux à passer sur Fanatic F1 puisse profiter de cet article, nous vous le proposons sur notre blog de la rédaction.



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Le sport pris dans la tempête financière


- 01/10/2008

Le sport n'échappe pas à la crise financière ! Les généreux donateurs inscrivent - ou inscrivaient ? - leur nom partout, à commencer par les maillots des joueurs ou les capots des pilotes. L'assureur AIG est ainsi le sponsor principal de l'équipe de foot Manchester United, avec un investissement d'environ 70 millions d'euros sur quatre ans, jusqu'en 2010. Devenant le premier actionnaire du groupe, l'Etat américain est donc en passe d'être aussi le partenaire principal de la meilleure équipe européenne ! Il pourra ainsi participer à un derby transatlantique l'opposant au Royaume-Uni, ce dernier ayant récupéré le maillot de Newcastle par le biais de la nationalisation provisoire de la banque Northern Rock ! Pour un peu, les deux clubs anglais auraient même pu discuter un tournoi européen des perdants de la crise financière avec Anderlecht, le club belge soutenu lui par Fortis, lui-même nationalisé par les gouvernements du Benelux.

Autre sport affecté par la tempête qui a ébranlé Wall Street : la Formule 1. Lehman Brothers détenait en effet 16,8 % du holding Delta Topco, propriétaire de Formula One Group, la société qui gère les intérêts commerciaux du circuit. La banque américaine a hérité de cette participation lors de la faillite de Kirch Media en 2002, rappelle le site spécialisé Grandprix.com. CVC, le fonds majoritaire, possède certes une option de rachat. Mais un autre site, FanaticF1.com, affirme que Lehman avait aussi agi en tant que prêteur de CVC au moment de l'acquisition... « Les deux prochaines années vont être difficiles », prédit Gerhard Berger, l'ancien pilote copropriétaire de l'écurie Toro Rosso. Déjà, Bernie Ecclestone, toujours aux commandes malgré la vente de son activité à CVC, annonce des mesures pour faire baisser les coûts de cette discipline très dépensière.

En arrivera-t-on, en Formule 1, mais aussi dans le football, à un plafonnement des salaires des principaux acteurs que sont les pilotes et les joueurs, comme cela est annoncé aux Etats-Unis pour les dirigeants des banques sauvés par le Trésor ? A près de 150.000 euros de salaire moyen mensuel pour les stars anglaises du ballon rond, on est bien au-delà des 500.000 dollars annuels évoqués outre-Atlantique.

Philippe Bertrand